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jeudi 23 février 2023

 Ancêtres Schönen

Résumé de Maguy de Saint-Laurent, 8 septembre 2013 / les photos de famille sont de Jean de Saint-Laurent.

En 177?, le comte d’Angiviller, recommanda mademoiselle Rosalie de Beauchamp (1753-1824), d’origine écossaise (mais sa famille est établie à Monaco depuis 3 générations),  comme lectrice à la reine Marie-Antoinette, alors Dauphine de France. 

Cette dernière, par l’entremise du précédent comte, la "marie" à l’écuyer du roi, Jean François André de Brunet, comte de Neuilly (1723-1788). De cette union, naîtront Achille (1777-1863) et Clémentine (1779-1842) de Neuilly.

A la Révolution, Rosalie et ses enfants tentent de rejoindre Hambourg. Mais ils ne parviennent qu’à Utrecht (Provinces-Unies). Achille s’engage dans l’armée des Princes. Il racontera plus tard ses aventures (expurgées) dans ses mémoires. Sous Napoléon, les enfants souhaitent rentrer en France (ne serait-ce que pour reprendre possession de leurs biens). Mais Rosalie ne reviendra pas tant que "l’usurpateur" sera au pouvoir. Privée de ressources, elle se reconvertit en « dame de toilettes » (vente de rubans et autres articles pour femmes). Elle concède cependant au retour en France de sa fille Clémentine, laquelle séjourne chez une tante Neuilly à Troyes. Clémentine fait connaissance et tombe amoureuse d’un certain Mandé Bailly de Barberey (1775-1845). Sa mère consent au mariage. 

A la Restauration, Mandé fait valoir auprès de Louis XVIII son droit à la charge héréditaire de valet de chambre (d’officier du Roi, autre source), demande qui est acceptée.

De l’union de Clémentine et Mandé naissent :

- Edouard Bailly de Barberey (1809-1875), époux de Louise Hugon, sans descendance,

- Maurice Bailly de Barberey (1818-1899), époux d’Hélène Roederer, sans descendance,

- Albertine Bailly de Barberey (1822-1885), laquelle épouse Albert Hennet de Goutel (1808-1879).

Clémentine bénéficie d’heureux retours de fortune. Pour commencer, un de ses oncles, André Hébert, un grand banquier français et  gouverneur de Pondichéry, la dote.

L’oncle Maurice de Barberey sera plus généreux encore pour la descendance de Clémentine, léguant toute sa fortune à sa petite-fille, Valentine la fille d’Albertine et Albert 

Valentine Hennet de Goutel « Goum » (1845-1936), épouse en 1865 Etienne de Schönen (1832-1916), fils d’Auguste de Schönen (1782-1849), Pair de France, Vice Pdt de la Chambre, Procureur Général à la Cour Royale). 

Les fils d’Auguste et de Cladie de Corcelle (1800-1882), Albert, puis son frère Etienne, tentent leur chance en Algérie où la famille obtient une concession (d’où les palmiers du Leslac'h). 



Les enfants d’Etienne et Valentine, Marie-Thérèse (1869-1916), Marguerite « tante » (1871-1957) et François (1872-1896) naissent en Algérie.



Quand il revient d’Algérie, Etienne, qui a été maire d’une commune près d’Alger, est nommé sous-préfet de Fougères. 

En Bretagne, Albert achète (fait construire d'après Etienne de Saint Laurent) vers 1890 le Toulinet, à Plestin (au-dessus de St-Efflam, caché dans les arbres). Etienne et Valentine y séjournent et découvrent le Leslac’h. C’est seulement au moment de la mort de l’oncle Maurice de Barberey en 1899 qu’ils pourront s’offrir le Leslach, ainsi que Versailles (la Colette, hôtel particulier de Mme de Pompadour, qui était auparavant loué). L’oncle de Barberey apportera également la propriété d’Enghien.


Marie-Thérèse de Schönen épouse Emmanuel d’Affry de la Monnoye (1850-1895), polytechnicien, officier d’artillerie. Ils auront une fille unique, Marie Anne Geneviève « Mimi » (1895-1944), notre grand mère. Emmanuel meurt à Majunga sans avoir connu sa fille.

Pour faire plaisir à l’oncle de Barberey, cette dernière s’appelle Clémentine à l’état-civil. Ce prénom disparaîtra dès la mort de l’oncle à héritage… 

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