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| Le saule couché sur le puits |
Les regrets d'un saule
Pour faire des paniers, un saule est bien utile.
Il suffit de tresser les flexibles rameaux
De cet arbre élégant prospérant près de l'eau.
Et c'est ainsi qu'un jour, en s'estimant habile
Une innocente main planta tout près du puits
Une branche cassée en guise de bouture
Faisant pleine confiance à la Dame nature
Qui peut jouer des tours à ceux qu'elle a séduit.
La branche prit racine et devint arbrisseau,
Puis grandit peu à peu, poussant avec orgueil,
Arbre majestueux, dévoreur de soleil
Dans sa gloire il a chu, voulant être trop beau…
Pour s'unir à l'hommage à notre octogénaire.
Il aurait tant aimé fêter son centenaire!
Après Etienne, et sur un mode plus directement galant, Achille célébra son amie : Elle a 80 ans / des seins troublants / C'est un bouquet d'jeunesse / Tous les passants / en la voyant / croient voir passer l'printemps/ C'est elle Marie-Christine /elle est belle, elle est fine/ on voit du soleil dans ses yeux / C'est pourquoi d'puis longtemps /ça fait bien 60 ans/ que j'en suis toujours amoureux… (etc.)
Vint ensuite Marc, dans une évocation drôle de l'appel
maternel à l'heure de passer à table (Eééétiennne !), sachant que 1. ledit
Etienne peut à tout moment se trouver n'importe où dans le très vaste rayon de
ses terres et que 2. sa légendaire concentration sur la tâche en cours peut
occasionner une certaine inertie... L'appel est donc souvent voué à être
répété, jusqu'à ce que l'appétit ramène le barbu à la maison…
Belle journée familiale et amicale, en attendant le
centenaire de Marie-Christine en mai 2037…


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