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lundi 24 juin 2013

Un acte naturel, mais aux conséquences graves

Plaque du 18 juin 2013 à St-Efflam
C'est ainsi que Maguy de Saint-Laurent décrit dans le texte sobre livré le 18 juin 2013 à Saint-Efflam la décision courageuse de sa mère (et de sa fratrie) d'accueillir des aviateurs en danger dans la propriété du Leslac'h. Acte qui mena à une arrestation, un procès, une déportation et finalement à la mort de Marie de Saint-Laurent à Ravensbrück le 12 novembre 1944. Maguy cite cette phrase d'une compagne de détention de sa mère : "elle ne regrettait rien de ce qu'elle avait fait pour la France, et en mémoire de son mari, notre père, mort en 1939". Et conclut en écrivant: "elle était sans nouvelles des siens depuis deux ans. Elle avait quarante-neuf ans, et la dernière de ses dix enfants avait six ans." Nous (la génération suivante) n'avons jamais entendu aucun des enfants en question remettre en cause ce sacrifice. La question de choisir entre aider des aviateurs alliés, et élever ses enfants, ne se posait même pas.

Pour lire ce témoignage, cliquer ici. La plaque inaugurée le 18 juin (Venelle de la Résistance) figure ci-contre (photo Véronique SL-Morere)

Précisions apportées par Maguy (été 2013) : il s'agissait là d'une initiative de l'A.N.A.C.R. (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance, d'obédience communiste au départ), à laquelle nous n'avons pris aucune part et dont Étienne n'a été informé qu'après coup. En posant ces plaques-souvenirs ils voulaient marquer une sorte de trajectoire de la Résistance dans le Trégor, honorant leurs héros préférés, pour la plus grande gloire du Patriotisme Plestinais (et du PC local). Leurs familles restaient tout-à-fait secondaires et n'ont  été consultées ni sur le fond ni sur la forme de cette démarche...
Ils étaient, certes, pleins de bonne volonté, pourtant nous n'avons aimé ni le lieu, ni la plaque, ni leur manière de faire.
Mais il s'agissait de maman, j'ai pensé qu'il fallait être présente et j'ai demandé qu'on me laisse un espace pour dire ces quelques mots au nom de nous tous.
En dépit du style "drapeaux, anciens combattants, fanfare, discours, etc..", cette inauguration, le matin du 18 juin, a été vraiment émouvante, et source de nombreuses questions de la part des participants, les vieux cherchant à se rappeler, les jeunes voulant savoir.

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