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mardi 11 décembre 2012

Nouvelle mission pour Jérôme Filippini

Open data : le gouvernement tente de rassurer le secteur (Par Nicolas Rauline)
Les Echos | 09/11/2012 | 07:00
Jérôme Filippini 
L'Etat a mis en place une nouvelle structure, sous la responsabilité du Premier ministre, pour coordonner ses systèmes d'information, l'administration en ligne et l'ouverture des données publiques. Pour son directeur, l'effort en matière d'open data doit être poursuivi.
L'open data reste au coeur de la stratégie du gouvernement. C'est le message adressé au secteur par Jérôme Filippini, directeur du tout nouveau Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP), alors que le changement de majorité politique et les réticences de certaines administrations avaient pu susciter des doutes sur l'issue de ce vaste chantier, qui vise à généraliser l'accès aux données publiques. Comme pour montrer sa détermination, l'Etat a regroupé sa force de frappe en créant le SGMAP la semaine dernière par décret : directement rattaché au Premier ministre, il englobe désormais la mission pour l'ouverture des données publiques Etalab, la Direction des systèmes d'information et de communication de l'Etat (Disic) et la Direction générale pour la modernisation de l'Etat (DGME). L'objectif de ce regroupement : mieux faire travailler ensemble les différentes administrations et créer une véritable dynamique.

Dans un contexte de resserrement budgétaire, certains avaient craint une remise en cause du principe de gratuité des données publiques (« Les Echos » du 17 octobre). « Il n'en est rien, assure Jérôme Filippini. La règle est bien la mise à disposition gratuite des données, l'exception payante doit être justifiée. La valeur créée par la libération des données est infiniment plus importante que les éventuels revenus que l'Etat pourrait tirer de leur vente. » Près d'un an après l'ouverture du portail data.gouv.fr, le bilan d'Etalab est jugé « positif ». « La mission a inscrit la France parmi les pays pionniers de l'open data, explique Jérôme Filippini. Aujourd'hui, il faut franchir une nouvelle étape car la réutilisation des données est encore insuffisante. Il faut travailler sur les données présentant un grand enjeu, en collaboration avec tout l'écosystème de la data. » (pour lire l'article en entier)

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