Open data : le gouvernement tente de rassurer le secteur (Par Nicolas Rauline)
Les Echos | 09/11/2012 | 07:00
L'Etat a mis en place une nouvelle structure, sous la
responsabilité du Premier ministre, pour coordonner ses systèmes d'information,
l'administration en ligne et l'ouverture des données publiques. Pour son
directeur, l'effort en matière d'open data doit être poursuivi.
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| Jérôme Filippini |
L'open data reste au coeur de la stratégie du gouvernement.
C'est le message adressé au secteur par Jérôme Filippini, directeur du tout
nouveau Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP),
alors que le changement de majorité politique et les réticences de certaines
administrations avaient pu susciter des doutes sur l'issue de ce vaste
chantier, qui vise à généraliser l'accès aux données publiques. Comme pour
montrer sa détermination, l'Etat a regroupé sa force de frappe en créant le
SGMAP la semaine dernière par décret : directement rattaché au Premier
ministre, il englobe désormais la mission pour l'ouverture des données
publiques Etalab, la Direction des systèmes d'information et de communication
de l'Etat (Disic) et la Direction générale pour la modernisation de l'Etat
(DGME). L'objectif de ce regroupement : mieux faire travailler ensemble les
différentes administrations et créer une véritable dynamique.
Dans un contexte de resserrement budgétaire, certains
avaient craint une remise en cause du principe de gratuité des données
publiques (« Les Echos » du 17 octobre). « Il n'en est rien, assure Jérôme
Filippini. La règle est bien la mise à disposition gratuite des données,
l'exception payante doit être justifiée. La valeur créée par la libération des
données est infiniment plus importante que les éventuels revenus que l'Etat
pourrait tirer de leur vente. » Près d'un an après l'ouverture du portail data.gouv.fr, le
bilan d'Etalab est jugé « positif ». « La mission a inscrit la France parmi les
pays pionniers de l'open data, explique Jérôme Filippini. Aujourd'hui, il faut
franchir une nouvelle étape car la réutilisation des données est encore
insuffisante. Il faut travailler sur les données présentant un grand enjeu, en
collaboration avec tout l'écosystème de la data. » (pour lire l'article en entier)

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